Les muscles : généralités

On dénombre plus de 650 muscles dans le corps humain qui se divisent en trois groupes :

  • les muscles striés également appelés muscles rouges ou squelettiques : ils sont sous le contrôle du système nerveux somatique (système volontaire). Dans la grande majorité des cas, ils assurent une liaison entre les os pour permettre la motricité.
  • les muscles lisses ou muscles blancs : ils sont sous le contrôle du système nerveux autonome (système involontaire)
  • le muscle cardiaque également nommé myocarde ou cœur est un muscle à part, bien qu’il ai l’aspect d’un muscle strié, il est sous le contrôle d’un système propre de contractions, sensible aux hormones et il est difficilement contrôlable par le système volontaire.

Pour les sportifs, c’est les muscles squelettiques qui nous intéresse (même si le cœur à une grande importance évidement!!!)

Les muscles squelettiques sont doués:

  • d’excitabilité : percevoir un stimulus chimique (acétylcholine)
  • de contractilité : se contracter avec force en présence du stimulus approprié
  • d’élasticité : reprendre leur longueur de repos suite à une contraction
  • d’extensibilité : capable de s’étirer à une longueur supérieur à leur longueur au repos
  • de plasticité : le muscle a la propriété de modifier sa structure selon le travail qu’il effectue, le muscle s’adapte au type d’effort pour être plus efficace

le muscle

Un muscle strié est composé d’un ensemble de faisceau de fibres qui eux même sont composés d’un regroupement de cellules musculaires ou myocytes ou encore fibres musculaire enveloppés par une membrane (l’endomysium).

A l’intérieur de chaque cellule musculaire, on distingue des myofibrilles alignées entre elles qui sont composées de deux protéines contractiles : les fins :l’actine et les épais : la myosine qui sont les responsables de la contraction musculaire.

Il existe trois grands types de fibre musculaires:

  • les fibres musculaires de type I (aussi dénommées « lentes » ou « rouges »):
    • plus efficaces en métabolisme aérobie
    • peu de stock de glycogène
    • bien vascularisé
    • peu fatigables
    • sollicitées dans les efforts de longue durée
    • permettent de maintenir une contraction très longtemps
    • échappent au contrôle de la volonté (maintien de la posture, marche,…)
  • les fibres musculaires de type II (également appelées « rapides » ou « blanches »)
    • plus efficaces en métabolisme anaérobie
    • riches en réserves d’énergie (glycogène)
    • se contractent rapidement
    • sont placées sous le contrôle de la volonté (un sprint, le soulevé d’une charge lourde,…)
  • Les fibres de type IIa (intermédiaires ou roses) : selon la génétique de la personne et le type de sollicitations physiques, ces fibres intermédiaires deviendront de type I ou de type II.
    •  de nombreuses fibres intermédiaires évoluent vers le type I à la suite d’exercices prolongés et modérés (entrainement en endurance)
    • par contre des exercices brefs et intenses (30 secondes à 2 minutes) provoquent l’évolution des fibres IIa vers le type II (fibres rapides)

A la lumière de ces explications succinctes, vous aurez comprit que les muscles squelettiques d’un sprinter sont différents de celui d’un marathonien, la plasticité des muscles squelettiques va permettre une prédominance des fibres lentes ou rapides avec le temps et les entraînements spécifiques.

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